Le casino Barrière d’Enghien-les-Bains a clôturé l’année 2017 avec un succès brillant, notamment 4 651 clients qui sont venus jouer dans la nuit du 31 décembre contre 4 364 en 2016. Mais dès le 1er janvier 2018, l’autorisation d’ouvrir des clubs de jeux à Paris a été annoncée. Serait-ce alors une menace pour ce casino qui continue à briller progressivement ?

L’établissement ne craint pas l’entrée des clubs de jeux sur le territoire

L’établissement de jeux fête ses 30 ans sous la concession de Lucien Barrière cette année. Mais cette année a également réservé un changement non négligeable au secteur de jeux car l’État a annoncé son approbation pour l’ouverture de clubs de jeux, qui cependant ne se baseront pas sur les mêmes structures que les casinos classiques. En effet, on ne trouvera ni machines à sous, ni roulettes, ni blackjack dans ces clubs de jeux.

Depuis 1988, le casino d’Enghien-les-Bains détient 500 machines à sous qui lui ont permis de générer un chiffre d’affaires de 163 millions d’euros en 2016. Mais l’arrivée de ces nouveaux clubs de jeux prévue pour le printemps engendrera-t-elle alors des conséquences négatives sur le développement du casino du groupe Barrière ?

Quoi qu’il en soit, le groupe reste très optimiste et ne craint pas l’ouverture de ces clubs de jeux. « On attend de voir les différents emplacements des futures salles, pour évaluer les conséquences pour le casino. L’impact ne sera visible qu’à l’issue de la période d’essai de trois ans ». D’autant plus que seuls trois dossiers ont été jusqu’ici déposé auprès de la préfecture. D’ailleurs, le casinotier a fait part qu’il « aura son club à Paris » qui sera éventuellement installé à l’Aviation club de France, 104, avenue des Champs-Élysées.

Une structure différente de celle du casino d’Enghien

Les casinos comme celui d’Enghien se nourrissent à 90% des bandits manchots que l’on ne retrouvera cependant pas dans les nouveaux clubs de jeux parisiens. Ce qui fait que les clients ciblés ne sont donc pas les mêmes, une lueur d’espoir considérable pour préserver l’activité du casino d’Enghien-les-bains. Cette différence de structure se présente donc comme un fait rassurant le groupe Barrière de pouvoir garder ses clients.

Après la première commission consultative des jeux qui s’est déroulée le 23 janvier, les casinotiers passeront donc aux choses sérieuses, notamment le recrutement de personnel, l’aménagement et l’équipement des lieux.