Depuis juillet dernier, le casino de Campione vit une situation critique, qui selon la justice italienne mérite une mise en banqueroute. En effet, cet établissement de jeu, classé parmi les plus grands casinos du continent Européen, avait de grosses difficultés financières et n’arrivait même plus à régler l’électricité.

Une phase critique pour le casino de Campione

Cette chute importante du casino de Campione a incité le Ministère public à mener une enquête depuis pas mal de temps. L’entreprise gérant cet établissement est dans l’obligation d’acquitter 700 000€ à la commune tous les dix jours mais l’ardoise grimpe à 33 millions de francs sans énoncer les 39 millions qu’elle doit aux banques.

Cependant, le syndic de l’enclave italienne au Tessin n’acquiesce pas ce décret qui menacerait 600 emplois selon lui car effectivement, ce casino est quasiment la seule ressource fiscale et le seul employeur de Campione. « Ce serait le premier casino au monde à finir en banqueroute ou à demander un dépôt de bilan. Et s’il y a faillite, que se passera-t-il après ? ». Néanmoins, il n’a pas nié que les fonds n’ont pas été versés à la commune mais d’après lui cette demande ne devrait pas être accepté étant donné que « jusqu’ici, nous avons survécu ».

Une stratégie de sauvetage avant la décision du tribunal

Avant que le tribunal ne prenne sa décision de mettre en faillite ou non le casino de Campione le 12 mars prochain, Roberto Salmoiraghi souhaite faire une dernière tentative de sauvetage pour faire face à cette situation critique dans lequel l’établissement de jeux est en train de sombrer. « Il faudra procéder à des coupes sévères, à hauteur d’au moins cinq millions de francs en 2018. Mais il existe une marge pour sauver le casino de la faillite » explique-t-il.

Même si les salariés de la commune n’ont plus reçu de rémunération depuis deux mois, une stratégie est prévue pour sauver le casino. Il va s’agir de réduire de 20% le salaire des employés communaux et faire baisser les retraites.

Restant très optimiste, le syndic souhaite vraiment faire preuve de réussite pour sauver le casino et a d’ailleurs donné un avertissement sur sa démission dans le cas où ce plan de sauvetage est refusé. « Nous avons bénéficié de 40 ans de bien-être absolu grâce au casino… nous devons travailler pour survivre en faisant des sacrifices » dit-il. D’ici le 12 février, le casino fera part d’explications supplémentaires sur ce plan de sauvetage.