loto quebecEn 2010, un groupe de travail a été mis en place à la demande de Raymond Bachand, le ministre des Finances canadien de l’époque.

Objectif du travail ? Etudier les impacts sociaux du lancement du site de jeux en ligne Loto-Québec. Après quelques années d’étude, Louise Nadeau, professeur au département de psychologie de Montréal et son équipe de travail ont remis un rapport de 200 pages et dont le coût s’est élevé à un million de dollars environ. Dans ce rapport, Louise Nadeau et ses collaborateurs proposent des pistes pour réduire l’impact des sites de jeux illégaux.

Avant d’aborder ces recommandations, un constat assez alarmant a été fait par le groupe: une majorité des québécois fréquente davantage les jeux en ligne considérés comme illégaux plutôt que le site légal du Loto-Québec avec comme conséquence une perte financière pour le Trésor Public.

Afin de diminuer cette activité illégale et empêcher ces réseaux parallèles de continuer leurs activités et leur enrichissement au détriment de la région, le groupe de travail a fait plusieurs suggestions au gouvernement québécois.

D’abord, il préconise l’obtention d’un permis pour les propriétaires de jeux en ligne. Ce permis leur permettrait d’exercer leur activité en toute tranquillité et surtout en toute légalité. Ici, il y aurait en effet un véritable encadrement légal autour de jeux en ligne. Les avis juridiques actuels étant flous, ces sites illégaux ne sont aujourd’hui pas taxés et ne contribuent donc pas au Trésor Public. Avec l’arrivée de ce permis, les sites illégaux n’existeraient plus et seraient sanctionnés si non-inscrits au registre.

Ensuite, le groupe de travail propose de confier la responsabilité de la prévention liée aux jeux d’argent et de hasard à une fondation indépendante. Cette dernière serait garante d’une totale transparence, d’une sécurité et d’une intégrité exemplaires. Cet organisme délivrerait aussi les permis aux propriétaires avant qu’ils ne se lancent dans leur site de jeux en ligne. Son autofinancement se gérerait via l’argent reçu auprès des opérateurs de sites en ligne.

(Source: radio-canada.ca)